jeudi 11 mars 2021

QUE RESTE-T-IL DE NOS AMOURS...

 Que restera-t-il du cinéma ? 

PAR PASCAL ORY · LE JOURNAL DES ARTS LE 30 JANVIER 2021 - 

Assister en direct à la mort d’un art. Fait rarissime. S’est-il même jamais produit ? 

Aux alentours de 1913, une crainte ou une conviction régnait un peu partout dans le monde occidental : le théâtre allait mourir, remplacé par le cinématographe. Sans prononcer le nom de l’assassin, c’est contre cette hypothèse que Jacques Copeau écrivit son Manifeste dit « du Vieux-Colombier ». Il y démontrait que, sans doute, un certain théâtre – que ce catholique populaire voyait comme naturaliste, vulgaire et bourgeois –, avait des soucis à se faire, mais qu’il suffisait que l’on revînt aux fondamentaux de ce que nous appelons aujourd’hui le « spectacle vivant » – des corps sur un tréteau nu – pour que l’essentiel fût préservé. La tragédie qui se déploie depuis un an sous nos yeux, confirme, sur ce point, la leçon de 1913. Obstinément fermées, les salles de théâtre, de concert ou de ballet ont vocation à rouvrir, parce qu’elles apportent aux sociétés modernes une émotion unique, qui ne se confond pas avec les autres (l’émotion plastique, verbale, sonore...). Mais cette survie, le théâtre l’a payée en perdant l’essentiel du rôle social et politique qu’il avait conquis depuis trois siècles, face au déclin du religieux et à l’émergence d’une nouvelle religion civile (révolutionnaire, totalitaire, aujourd’hui populiste). On pressent que le secret d’une survie est là : aujourd’hui le « spectacle » est partout, mais pour le « théâtre », comme disait Paul Claudel à propos de la tolérance, il y a des maisons pour ça.

Dès lors, on voit ce qui guette le cinéma : sa mort programmée, rongé qu’il est de l’intérieur par son virus apparenté, dénommé « audiovisuel ». Considérez les médias : sous nos yeux ce n’est pas la « presse écrite » qui meurt, c’est la presse imprimée ; l’écrit, lui, triomphe partout – malheur aux illettrés, dans le monde d’Internet – mais sur écran : c’est tout à fait autre chose, un retour au volumen (lecture sur rouleau) après des siècles de codex (lecture d’un texte relié). La pandémie de 2020 (et 2021, et...) n’a rien fondé, mais elle a accéléré des tendances. Ici elle a accéléré le passage massif à la vidéo à la demande et à la série (qui n’est même plus « télévisuelle »), et donc la fermeture de la salle. Or le cinéma c’est d’une part une salle, un grand écran, les corps, à la fois réunis et séparés, d’un public ; et d’autre part un film, œuvre faite d’un seul tenant et non pas série – le cinéma fut éphémèrement « à épisodes », il y a un peu plus d’un siècle, mais, justement, il y a renoncé. L’audiovisuel, c’est autre chose : une offre permanente, un accès permanent, individualisé, à partir d’un lieu privé, un privilège à la série et, à la place du réalisateur, le showrunner , scénariste, ordonnateur, égalisateur : l’exact opposé de la Nouvelle Vague. 

Et c’est là que l’éternel partenaire de la culture, l’économie, pourrait donner le dernier coup. La « production » d’un roman ou d’un spectacle de cabaret est un engagement financier autrement plus léger que celui d’un film. Et aujourd’hui la production proprement cinématographique est exsangue. L’argent est entre les mains des plateformes (il y a beaucoup de sens dans ce glissement du mot « salle » à celui de « plateforme »), qui ne fabriqueront plus guère que des produits destinés à l’audiovisuel, dont la version gonflée sortira - à la même date… - sur ce qui restera du grand écran.

Moins des ruines, donc, que de beaux restes : culturellement le cinéma de salle, donc de « sortie », survivrait comme une variété de spectacle vivant ; géographiquement le fameux petit village gaulois que le monde nous envie continuerait à soutenir une production dite indépendante, avec l’argent du CNC [Centre national du cinéma] comme potion magique. Populairement minoritaire, économiquement négligeable, politiquement négligé : une version renouvelée de la jolie marginalité du théâtre. Pour le cinéphile, l’animateur de ciné-club que je fus, ce n’est guère réjouissant. Mais, comme le disait Renan, « il se pourrait que la vérité fût triste ». 






vendredi 29 janvier 2021

UN VIEIL ARTICLE RETROUVÉ

    Seule photo en public (masquée par les cheveux) !!! Article mini mais sympa dont l’extrait  « Partagé mais passionné, le public s’engage sur la voie d’un dialogue, engagé de main de maître par Florence, à son coup d’essai en la matière. » Le Républicain du Val-de-Marne (disparu depuis).


« VOUS ÊTES FOR-MI-DABLE ». Ce cri du cœur, lancé par une spectatrice à Isabelle Renaud, une des interprètes de « Parfait Amour ! », est unanimement partagé. ce mercredi soir-là, les Cinémas du Palais projettent le dernier long métrage de Catherine Breillat, tango aimanté à la « je t’aime-je te hais » filmé au plus près. Et le débat s’engage, vif, autour de la personnalité de cette femme dans sa destinée. Ce meurtre de la folie ordinaire ne laisse personne indifférent. Partagé mais passionné, le public s’engage sur la voie d’un dialogue, engagé de main de maître par Florence, à son coup d’essai en la matière. Chaleureuse, l’ambiance l’est aussi grâce à la présence attentive et lumineuse d’Isabelle Renaud, très à l’écoute. À la ville comme à la scène, sous la lumière crue de Dunkerque, les rayons de sa beauté tranquille et entière touche l’assistance. Et l’actrice livre ses réponses, directe et simple. « On entre, confie-t-elle, dans un tournage avec Catherine Breillat comme dans un sacerdoce. Et, ce que j’ai aimé dans ce rôle, c’est la dérive des sentiments ».



lundi 7 décembre 2020

Arielle DOMBASLE - Amour symphonique (Clip officiel)


SUITE… ET FIN ?


Une vidéo conservée sur YouTube, avec MyRo dans la troupe de danseurs évoluant autour de la chanteuse. MyRo était la plus jeune parmi eux. Et toute mimi déjà…




samedi 5 décembre 2020

DES ANNÉES 80 À MAINTENANT...

Lorsque MyRo était adolescente, bien avant de faire de la sculpture, elle dansait sur plusieurs musiques contemporaines, dans des clips, comme ici pour James Brown, imaginez les paroles de Sex Machine, la vidéo est introuvable à présent... Et maintenant son fils chante du Rap, c'est fou, non ?


samedi 14 novembre 2020

VOULEZ-VOUS DEVENIR MEMBRE ?

À partir d'aujourd'hui, vous pouvez vous abonner au blog, si, bien sûr, vous aimez son contenu...

Pas d'argent à donner ni autres contraintes d'aucune sorte, les mises à jour de ce blog sont régulières et si vous avez des commentaires, n'hésitez pas à les écrire ! Bonne journée !

dimanche 5 juillet 2020

PRÉSENTATION

Anxiété, manque de confiance en soi, ennui ou apathie et cependant l’impulsivité caractérisent F.G., F.L.O., ou son nom en entier, appelez-là comme vous voulez, cette immense procrastinatrice aime l’Art et sa fille bien plus encore. « Mon unique chef-d’œuvre » répète-t-elle à l’envi. 

Douée pour le dessin dès l’âge de quatre ans, elle rêvait de travailler avec Walt Disney. Sa première année d’école fut récompensée par le Premier Prix de Dessin alors même qu’elle dû redoubler car elle ne faisait rien d’autre que dessiner pendant les cours ! Ayant attrapé le « virus » du Cinéma (par sa mère), elle lisait Cinémonde en classe que la maîtresse, horrifiée, lui confisquait. 

Toujours dans les trois premières places au classement, et même très souvent première, le lycée avec son organisation l’a quelque peu perturbée. Mais, fidèle à elle-même, lorsqu’un professeur la traitait mal, elle prenait ses affaires et se rendait au bureau de la Directrice pour expliquer son point de vue. Plus tard, avec son entrée dans le milieu du travail, elle ne craindra pas de tenir tête aux « chefs » qui voudront lui faire la leçon. Elle aura toujours un gros problème avec l’Autorité. 

Son parcours atypique lui fera connaître de longues périodes de chômage mais aussi des univers complètement différents. En parallèle, elle s’essaie à la peinture, sans être satisfaite, mais elle découvre la photo et semble plus à même de maîtriser ce moyen artistique. Son passage dans un cinéma de quartier où elle effectuait le reportage des soirées lui apprend aussi qu’elle apprécie mieux le public que certains réalisateurs invités. 

Après avoir assisté aux émissions où Jean-Patrick Capdevielle était invité, elle le retrouve pour son ultime album en 2015, et fait la connaissance de ses « anges ». Elle crée, pour la première fois, des vidéos et se passionne pour le montage. Tout cela reste au niveau de l’amateurisme, bien sûr, mais lui donnera peut-être l’élan pour se remettre à la peinture, et qui sait ?... 


PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Anxiété, manque de confiance en soi, ennui ou apathie et cependant l’impulsivité caractérisent F.G ., F.L.O ., ou son nom en entier, appelez...