Faîtes connaissance avec les membres de la France Insoumise, par ordre alphabétique de leur prénom
Aly Diouara, 39 ans, est un homme politique et fonctionnaire franco-gambien.
Après avoir travaillé à la ville de Bobigny, il est fonctionnaire territorial à la ville de Drancy. En 2020, il co-fonde l'organisation politique « La Seine-Saint-Denis au cœur ! » (SSDAC), au nom de laquelle il est candidat divers gauche aux élections départementales de 2021 dans le canton de la Courneuve, puis candidat divers aux élections législatives de 2022 dans la 4e circonscription de la Seine-Saint-Denis.
En 2024, investi par La France insoumise (LFI), il est élu député de la 5e circonscription de la Seine-Saint-Denis. Il siège à la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation. En 2026, il est élu maire de La Courneuve.
Après avoir travaillé à la Ville de Bobigny jusqu'en 2020, il est fonctionnaire territorial à la Ville de Drancy. Franco-gambien, il est animateur de plusieurs associations à La Courneuve. Il y milite à l’association de quartier ASAD, dans une amicale des locataires de La Courneuve, ainsi que dans l'ONG « Go Gambia ». En 2020, il co-fonde l'organisation politique « La Seine-Saint-Denis au cœur ! ».
En 2021, il est candidat aux élections départementales de la Seine-Saint-Denis dans le canton de la Courneuve, où il obtient 31,26% des voix au second tour. La Seine-Saint-Denis au cœur se présente alors dans trois cantons.
En 2022, il se présente aux législatives sous la bannière de son collectif, et réunit 8,7 % des voix au premier tour dans la quatrième circonscription de la Seine-Saint-Denis (La Courneuve-Stains-Le Blanc-Mesnil), arrivant à la cinquième place. Face à lui, Soumya Bourouaha, candidate du Parti communiste français, investie par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES), améliore le score de la députée communiste sortante, l'ex-ministre de la jeunesse et des sports Marie-George Buffet : 36,13% au lieu de 32,80%, le candidat communiste dissident Azzédine Taïbi terminant deuxième avec 21,43%.
En mai 2024, il proteste contre la réalisation d'une liaison cyclable entre La Courneuve et Bobigny le long de la route départementale 986. Il fait partie des 1 300 personnes ayant signé cette pétition, au moment où 3 000 cyclistes ont participé au rassemblement La Convergence pour réclamer plus de pistes. Le vice-président du Département Corentin Duprey justifie l'orientation de rendre toutes les voies départementales cyclables afin de réduire la pollution et que la pratique du vélo augmente dans toute la Seine-Saint-Denis.
Aux élections européennes de 2024, le collectif La Seine-Saint-Denis au cœur s'associe à La France insoumise (LFI) , qui arrive en tête dans le département. Quelques jours après, l'Assemblée nationale est dissoute et les législatives anticipées de juin et juillet 2024 convoquées : pour représenter le Nouveau Front populaire, il est investi par la direction nationale de LFI dans une autre circonscription que celle où il était présent en 2022, la cinquième circonscription (Bobigny-Drancy-Le Bourget). Il s'oppose alors à la députée sortante LFI Raquel Garrido, qui comme d'autres députés sortants de LFI est écartée car identifiée comme critique de la direction.
Raquel Garrido qualifie Diouara de « pseudo insoumis » et souligne qu'il travaille à la mairie de Drancy, tenue par l'UDI , aux méthodes contestées. Elle se désiste néanmoins en sa faveur après être arrivée troisième au premier tour. Au second tour, le 7 juillet 2024, Aly Diouara est élu député de la Seine-Saint-Denis par 60,55 % au second tour contre la maire UDI de Drancy, Aude Lagarde. Immédiatement, Raquel Garrido ainsi qu'une proche d'Aude Lagarde déposent un recours contre son élection, estimant qu'il est chef du service du centre de ressources associatives à la mairie de Drancy, en contradiction avec l'article L-132 du code électoral. Le 24 janvier 2025, le Conseil constitutionnel valide définitivement l'élection du député, en contredisant les conclusions que la Commission nationale des comptes de campagne avait tirées quelques mois plus tôt. Le député affirme alors que cette décision le conforte dans le sentiment d'avoir été visé par « une cabale politique, institutionnelle et médiatique».
En août 2024, le député porte plainte pour cyber-harcèlement et menaces de mort. Selon son avocate, Aly Diouara, fait l'objet d'« attaques personnelles, empreintes de racisme et d'islamophobie, [qui] dépassent le cadre de la critique légitime que tout politique peut recevoir dans l'exercice de ses fonctions ». Le 5 février 2026, cinq des six prévenus renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris sont reconnus coupables de harcèlement à raison de l'origine, l'ethnie ou la race à son encontre.
Il dénonce régulièrement l'action de la Police nationale. Ainsi, il dit s'être senti « menacé » par l'attitude de policiers lors d'un contrôle à Bobigny, le 26 février 2025. Il assure que les jeunes ont fait l'objet d'un « contrôle au faciès » et qu'il a subi une intimidation au taser pour avoir « eu le malheur d'invoquer le respect des droits » de ces jeunes ». En réponse à ses publications, le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, dit « apporter (son) plein soutien aux fonctionnaires de police qui n'ont fait qu'accomplir leur mission, dans le cadre des lois de la République ». En août 2025, il tweete « la police tue. Et elle tue souvent les mêmes. Par choix, par racisme et par nostalgie coloniale ». Le préfet de police de Paris porte plainte contre des propos qui « offensent les femmes et les hommes engagés au quotidien pour la sécurité et la protection de tous ». Le député lui répond que « le temps des colonies est terminé ».
En février 2026, il se déclare candidat aux élections municipales à La Courneuve avec le soutien de La France insoumise. Au premier tour, la liste qu'il conduit arrive en tête au premier tour (38 %) devant celle du candidat socialiste Oumarou Doucouré (35,4 %). Il conclut un accord de second tour avec la candidate communiste Nadia Chahboune (21,8 %), dans le but de barrer la route au PS. Il l'emporte au second tour avec 51,5 % des voix. Le 12 mai 2026, il devient huitième vice-président de Plaine Commune chargé du Développement économique territorial.
Le 8 avril 2026, il prend un arrêté interdisant les expulsions locatives sans relogement, qui est suspendu dès le 20 avril par le tribunal administratif de Montreuil. Après avoir accroché le drapeau de la Palestine au fronton de l'Hôtel de ville le 16 avril 2026, il le retire dès le 19 avril. En juin, il propose au Conseil municipal de nommer la députée européenne LFI Rima Hassan citoyenne d'honneur de La Courneuve. Début juillet 2026, 18 commerces alimentaires dont 16 sur l'Avenue Paul-Vaillant-Couturier sont fermés par arrêté préfectoral à la suite de contrôles d'hygiène. Bien que la plupart aient pu rouvrir en moins de deux semaines, le maire critique l'action du Préfet : « La méthode laisse à désirer, voire interroge fortement sur le caractère non pas disproportionné mais sur les relations qu'entretiennent les services de l’État et la Ville ».
Comme les députés Carlos Martens Bilongo ou Nadège Abomangoli, il a été à plusieurs reprises depuis son élection la cible d'insultes racistes et de menaces. Wikipédia







