mercredi 21 octobre 2026

LA FRANCE INSOUMISE : BALLY

Faites connaissance avec les membres de la France Insoumise, par ordre alphabétique de leur prénom


Bally Bagayoko, 53 ans, est un homme politique français.


Issu d'une famille originaire du Mali, il est cadre de la RATP. Il est adjoint des différents maires communistes de Saint-Denis de 2001 à 2020, ainsi que vice-président du département de 2008 à 2015.


Il perd son mandat de conseiller général face au socialiste Mathieu Hanotin en 2015 puis, après avoir rejoint La France insoumise en 2017, l'affronte à nouveau lors des élections municipales de 2020 où il mène la liste insoumise. Son retrait au second tour en faveur de la liste communiste n'empêche toutefois pas la victoire de Mathieu Hanotin.


Après un nouvel échec face à l'édile socialiste lors des élections départementales de 2021, il parvient à former contre lui une liste alliant les insoumis et les communistes pour les élections municipales de 2026. Remportant l'élection dès le premier tour, il permet à La France insoumise de remporter sa première commune de plus de 100 000 habitants. Son élection provoque en parallèle une vague de désinformation et de nombreuses attaques racistes.


Bally Bagayoko est né à Levallois-Perret. Il grandit dans le quartier Dourdin de Saint-Denis au sein d'une famille d'origine malienne dont le père est mécanicien. Il est diplômé de l'université Paris-VIII en géopolitique et titulaire d'une maîtrise de sciences et techniques (MST) spécialité « connaissance des banlieues » de cette même université . Il est père de quatre enfants.


Basketteur en Nationale 2 , il entraîne l'équipe de basket du Saint-Marsaud est secrétaire général de la ville de Saint-Denis sous les mandatures de Marcelin Berthelot et Patrick Braouezec de 1981 à 1999, avant de devenir directeur général adjoint à la Régie autonome des transports parisiens (RATP) et secrétaire général du PCF de Saint-Denis. Séduit par son leadership, il le présente au maire Patrick Braouezec, qui l'engage comme animateur jeunesse dans le quartier du Franc-Moisin. Devenu élu municipal, il aurait ensuite été engagé « sans concours ni entretien » comme cadre à la RATP, où Jacques Marsaud aurait favorisé son embauche comme référent banlieues, puis chargé du développement territorial dans le Val-d’Oise , département où la RATP n'exploite qu'une seule ligne de transport. La RATP réfute les propos du « Canard enchaîné » et déclare qu’il « a été recruté en 2001 après avoir passé les entretiens d’embauche puis ceux préalables à la titularisation comme c’est le cas pour tous les agents RATP au statut ». Elle précise également qu’il « n’y a pas de concours pour intégrer la RATP comme c’est le cas dans la fonction publique, car les agents RATP ne sont pas fonctionnaires ».


Bally Bagayoko est élu conseiller municipal à Saint-Denis dès 2001. Dès 2002, il devient adjoint au maire Patrick Braouezec chargé de la communication et des nouvelles technologies de l'information, avant de prendre en charge la jeunesse en 2004, sous le mandat de Didier Paillard, puis de 2014 à 2020 adjoint au maire de Didier Paillard, puis de Laurent Russier chargé des sports, de l'emploi et de l'insertion.


De 2008 à 2015, il est conseiller général du canton de Saint-Denis-Nord-Est et vice-président au conseil général de la Seine-Saint-Denis. En plus de ces deux mandats électifs, il conserve son emploi à la RATP. Durant l'été 2026, l'hebdomadaire « Le Canard enchaîné » médiatise cet emploi et s'interroge sur l'effectivité de son temps de

travail, ce qui conduit l'association « AC !! Anti-corruption » à déposer plainte pour demander à la justice de s'en assurer. La RATP « conteste l’ensemble des informations relayées par l’hebdomadaire ».


En 2012, il rejoint le mouvement « Ensemble », au sein du « Front de gauche ». Alors que Didier Paillard a été réélu en 2014, il démissionne de sa fonction de maire dès 2016. Dans les débats internes de la majorité municipale, le communiste Laurent Russier est préféré à Bally Bagayoko. Il attribue ce choix à sa couleur de peau, à son audience jugée limitée aux quartiers et son absence d'adhésion partisane, mais en conçoit une forme d'injustice qui le conduit à choisir La France insoumise (LFI) en 2017 afin de s'affirmer : « Je suis à LFI depuis 2017, parce que le PCF dont j'étais l'allié ne m'a pas donné ma chance ». Aux élections législatives de 2017, il souhaite se présenter dans la 1re circonscription (quartier de la Plaine, Saint-Ouen, L'Île-Saint-Denis, Épinay-sur-Seine), mais il se désiste pour soutenir l'insoumis Éric Coquerel.


Il se présente avec l'étiquette LFI à l'élection municipale de 2020 face à Laurent Russier , où il finit en troisième position derrière les socialistes et les communistes. Inquiet de la loyauté de leurs colistiers pour élire le maire, les communistes posent des conditions rendant impossible la fusion des deux listes, si bien que Bally Bagayoko retire sa liste et sort du conseil municipal. Lors de l'élection municipale de 2026, il remporte dès le premier tour la mairie de Saint-Denis sous l'étiquette LFI, alliée au Parti communiste français. Pendant sa campagne, il met en avant sa proximité avec les habitants de la ville et son enfance en HLM dans un quartier populaire, tout en soulignant son expérience de gestion municipale.


Saint-Denis devient la première ville de plus de 100 000 habitants administrée par La France insoumise. Bally Bagayoko déclare vouloir incarner la « Nouvelle France » promue par Jean-Luc Mélenchon. Son élection est très médiatisée et suscite un fort impact, en France et dans plusieurs pays africains francophones.


Interrogé par Apolline de Malherbe sur le plateau de RMC quelques jours après son élection au sujet du concept de « Nouvelle France », il dit ne pas apprécier le terme de « racisés », préférant parler de lui comme « héritier de l'immigration» .


Au soir de l'élection le 15 mars, il reprend la formule du poète communiste Jean Marcenac : « Ville des rois morts et du peuple vivant » sous la forme « Ville des rois et du peuple vivant ». Il est alors l'objet d'attaques racistes par la fachosphère et plusieurs personnalités d'extrême droite, qui propagent l'infox selon laquelle il aurait dit « Noirs » au lieu de « rois », l'accusant d'être « ségrégationniste ». La fausse nouvelle est reprise sur France 5, BFM TV et France Info . D'autres désinformations, issues de l'extrême droite et propagées par certains médias le visent. Ces infox suscitent une grande indignation et des protestations parmi la gauche politique et des médias qui

dénoncent un traitement raciste.


Visé par des propos racistes tenus sur le plateau de CNews le 27 mars 2026 par le psychologue Jean Doridot et le philosophe Michel Onfray, le maire de Saint-Denis annonce porter plainte et souhaite un « grand rassemblement » pour lutter contre le racisme. Dans la foulée, plusieurs parlementaires annoncent saisir l'Arcom, à la suite des propos tenus sur la chaine du groupe Bolloré. Bagayoko appelle quant à lui à la fermeture de CNews. Après un silence de plusieurs jours , les ministres de l'Intérieur et de la Culture, Laurent Nuñez et Catherine Pégard, dénoncent des « attaques ignobles », et le footballeur Lilian Thuram des « attaques racistes » qui « nourrissent les stéréotypes ancestraux de la négrophobie » ainsi qu'un « narcissisme blanc ». Bally Bagayoko porte plainte et le préfet de la Seine-Saint-Denis se constitue partie civile. Deux enquêtes sont ouvertes, une pour « injure publique » à caractère raciste et l'autre pour le cyberharcèlement dont l'élu a été victime à la suite de l'émission de CNews.


En réaction aux nombreuses attaques racistes dans les médias, il organise le 4 avril un rassemblement contre le racisme auquel plusieurs dizaines de milliers de personnes participent place Victor-Hugo. Les personnalités de droites et du gouvernement en sont absentes, dont Aurore Bergé, ministre chargée de la lutte contre les discriminations, ce qui est dénoncé par SOS Racisme, qui condamne aussi le silence d'Emmanuel Macron. Ce dernier lui apporte finalement son soutien le 14 avril, ce que le maire de Saint-Denis trouve « tardif ». Une autre manifestation a lieu le 21 juin, qui rassemble plusieurs milliers de personnes à Paris.


Cependant, quelques semaines plus tard, il est encore ciblé sur ses origines par l'éditorialiste de CNews Vincent Hervouët pour regretter la décolonisation : « On a perdu le Mali et on a monsieur Bagayoko en échange ». Le 11 juin, Bally Bagayoko porte plainte contre une banderole raciste appelant à la « remigration » accrochée sur la basilique par un groupuscule identitaire, «Objectif Remigration», issu du groupe d’extrême droite Les Natifs.


Bally Bagayoko annonce dans la foulée de son élection engager un processus de désarmement progressif de la police municipale, en commençant par les lanceurs de balles de défense (LBD), qu'il juge peu contrôlables et aux effets potentiellement graves et dont il demande qu'ils ne soient plus montrés sauf nécessité, avant de soumettre à référendum une nouvelle doctrine de la police municipale devant définir un nouveau niveau d'armement. Il décide également de ne plus engager seule la police municipale sur les lieux de trafic. Il entend enfin redéployer une partie des moyens budgétaires dédiés à la sécurité vers de mesures de gratuité sur les transports en commun et de fournitures scolaires, ainsi qu'un vélo pour les élèves en classe de troisième, alors qu'il déclare dans Le Monde : « Je vais maintenir les 135 policiers municipaux et le nombre de caméras pendant toute la durée de mon mandat ». Deux mois environ après sa prise de fonction, Bally Bagayoko déclare qu'une « vingtaine » de policiers municipaux, dont le chef de la police municipale, ont quitté les effectifs de la commune depuis son élection. Bally Bagayoko s'engage toutefois à les remplacer, tout en reconnaissant des difficultés de recrutement, qui concernent de nombreux territoires en France.


Lors des canicules de mai - juin 2026, l'opposition reproche à Bally Bagayoko de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour rendre possible la baignade dans le canal Saint-Denis à l'été 2026, comme cela a été fait à Paris dans le canal Saint-Martin. Il a toutefois rendu les piscines gratuites.


En mai 2026, il décroche le portrait officiel du président de la République, Emmanuel Macron, de son bureau à la mairie de Saint-Denis. Ce geste lui vaut un « rappel à l'ordre » du préfet de Seine-Saint-Denis, bien que l'accrochage de ce portrait dans les mairies ne soit pas une obligation légale, étant davantage un usage consacré par la tradition républicaine. Bally Bagayoko ouvre le premier meeting de campagne pour l'élection présidentielle française de 2027 de Jean-Luc Mélenchon, le 7 juin sur la place Victor-Hugo à Saint-Denis, qui réuni 26 000 personnes.


Devenue maire, il annonce dès mars 2026 son intention de présider l'Établissement public territorial Plaine Commune. Il est élu le 21 avril face à la candidature du maire de Saint-Ouen-sur-Seine, Karim Bouamrane. Il cumule cette responsabilité avec les présidences de la SEM et de la SPL Plaine Commune Développement.


En juin 2026, Plaine commune exprime un avis négatif à l'enquête publique sur le projet du Syndicat des eaux d'Île-de-France de doter son usine de production d'eau potable de Neuilly-sur-Marne d'un dispositif de filtration par osmose inverse basse pression et exprime le souhait de quitter le giron du SEDIF à moyen terme, mais son président Richard Dell'Agnola exprime son opposition à cette intention.


Bally Bagayoko et des membres de sa majorité sont désignés au conseil d'administration de Suivez la flèche, chargée de la reconstruction de la flèche de la basilique Saint-Denis, dont il brigue alors la présidence en juillet 2026. Il fait face à la candidature de Stéphane Bern qui rassemble plus de soutiens, ce qui conduit Bally Bagayoko à se désister au dernier moment— tout en dénonçant des « manquements juridiques » — et une partie de ses soutiens à quitter la séance. L'ancien maire apparenté PCF Patrick Braouezec en 2016, puis le maire PS Mathieu Hanotin n'avaient pas eu de candidatures alternatives face à eux , si bien que Bally Bagayoko s’interroge de cette « candidature surprise » et pensait « décrocher le poste de droit » . Stéphane Bern confirme que c'est l'État, propriétaire de la basilique, qui l'avait invité à se présenter.


Après s'être exprimé en 2025 contre la possible interdiction du voile dans la pratique sportive, il exprime durant l'été 2026 son opposition à la loi de 2004 interdisant le port de signes religieux dans les écoles publiques : « Sous couvert du principe de laïcité, certaines lois viennent remettre en cause certains droits fondamentaux. Depuis une vingtaine d’années, ces lois auraient pour objet, cibler la communauté musulmane. Donc je ne m’inscris pas dedans ».


Lors du mouvement lycéen de 2026, Bally Bagayoko se rend à plusieurs reprises devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis afin de soutenir les élèves mobilisés, tout en appelant au calme, et défend publiquement sa présence auprès d'eux. Le 6 octobre 2026, lors de la manifestation parisienne de l'« acte 3 » du mouvement, il est filmé en train de s'interposer entre de jeunes manifestants et les forces de l'ordre en criant « Arrêtez ! Reculez ! », puis recevant du sérum physiologique dans les yeux après avoir été touché par du gaz lacrymogène. Ces images sont largement reprises par la presse étrangère, notamment The Guardian, CNN, Reuters, la BBC, Al Jazeera English ou La Stampa ; El Mundo le présente comme une « icône de la révolte étudiante ». Interrogé par ces médias, il accuse les forces de l'ordre d'avoir chargé des lycéens qui, pour la plupart, ne se montraient pas agressifs, et explique préférer qu'une violence policière le vise lui plutôt que des mineurs, ajoutant que « les lycéens qui se trouvaient dans la rue pourraient être [ses] enfants ».

Le 9 octobre 2026 la conseillère d'arrondissement LR du 15e arrondissement de Paris Charlotte Rocher relaie le média d’extrême droite L'Infiltré et repris par Valeurs Actuelles qui reproche à la majorité municipale de s'être abstenu lors d'un vote le 24 septembre 2026 sur un « Vœu pour la protection des filles et des femmes contre l’excision et les mutilations sexuelles féminines et pour l'adoption de la loi intégrale VSS » (violences sexistes et sexuelles) qui est adopté sans ses voix. Le même jour, Bally Bagayoko relaie un communiqué affirmant partager les considérants du texte contre l'excision, rappelant que près de 500 patientes sont suivies chaque année dans la commune et saluant le travail de la Maison des femmes de l'hôpital Delafontaine et des associations. La majorité municipale explique avoir refusé de soutenir la proposition de loi intégrale car « cela aurait revenu à donner un blanc-seing à un texte dont nous ne connaissions pas le contenu, et pour lequel nous émettions un certain nombre de réserves ». Wikipédia

Bally Bagayoko

dimanche 18 octobre 2026

LA FRANCE INSOUMISE : ALLAN

Faites connaissance avec les membres de la France Insoumise, par ordre alphabétique de leur prénom


Allan Brunon, 27 ans, est un militant et élu, membre de La France insoumise.


Élu conseiller municipal de Grenoble et conseiller métropolitain de Grenoble-Alpes Métropole à l’issue des élections municipales de 2026 , il préside depuis cette date les groupes La France insoumise au sein du conseil municipal de Grenoble et du conseil métropolitain.


Il est également président de la commission des finances de la Ville de Grenoble.


Militant politique engagé dans les luttes antifascistes, il est co-animateur du Réseau insoumis antifasciste. Et membre du Conseil d'Administration de l’Observatoire National de l'Extrême-Droite (ONED).


Allan Brunon naît à Grenoble au sein d’une famille franco-algérienne installée dans l’agglomération grenobloise depuis plusieurs décennies. Il grandit dans le quartier de la Villeneuve, dans le sud de la ville.


Dans plusieurs entretiens accordés à la presse à l’occasion des élections municipales de 2026, il présente ce quartier comme un élément central de sa trajectoire personnelle et de son engagement politique.


Par ses grands-parents, Allan Brunon revendique un héritage lié à l’immigration algérienne en France. Il indique que ceux-ci ont participé à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie avant leur installation dans la région grenobloise au début des années 1960. Son père exerce des responsabilités syndicales dans l’industrie grenobloise.


Dans un portrait publié par Le Dauphiné libéré en mars 2026, il explique que l’histoire de sa famille, son enfance à la Villeneuve et son environnement social ont contribué à façonner ses engagements politiques et associatifs.

  • 2022 : Candidat aux élections législatives dans la 7e circonscription du Rhône (NUPES)
  • 2022–2023 : Assistant parlementaire de Gabriel Amard

Né d'un père d'origine algérienne et d'une mère française, Allan Brunon a passé les deux premières années de sa vie à Grenoble. "Je suis né dans un quartier qui s'appelait Saintonge à Echirolles" [NDLR : quartier de la Villeneuve]". Lorsque son père, chef d'équipe à Pacific, perd son emploi après la fermeture de l'usine, direction le Nord-Isère où ce dernier retrouve un poste d’intérimaire.


"A Villefontaine, j’ai aussi vécu dans un quartier populaire. J'ai vu des amis d'enfance mourir dans des règlements de comptes, j'ai vécu le racisme, le mépris des professeurs, des institutions. Tout cela, ça vous façonne et ça vous donne une certaine rancoeur vis-à-vis de la société, des puissants, des patrons."


Lui canalise alors une partie de cette colère à travers les sports de combat. Il commence le MMA à l'âge de six ans, jusqu'à atteindre un niveau professionnel. Une énième blessure à la main l'oblige finalement à arrêter. Désormais, il dit exprimer cette même énergie dans son engagement politique.


La politique entre tôt dans la vie d'Allan Brunon. Il prend sa carte au Parti de gauche à l'âge de 16 ans, avant de suivre Jean-Luc Mélenchon dans la création de LFI.


"Je me suis politisé très jeune par la figure de mon père, qui était un syndicaliste, militant politique antifasciste. Et puis par l'histoire de ma famille, avec mon grand-père paternel qui était un combattant de l'Algérie libre et mon arrière-grand-père maternel qui était résistant communiste à Grenoble", raconte-t-il.


Quelques années plus tard, alors qu'il étudie les sciences politiques et l'histoire à l'Université Jean-Moulin Lyon 3, Allan Brunon devient attaché parlementaire du député LFI Gabriel Amard. Mais le jeune militant se fait également remarquer au sein du mouvement.


En 2022, Allan Brunon revient à Grenoble. Il y décroche un master à Sciences Po et se présente aux élections législatives dans la dixième circonscription de l'Isère. Il arrive en troisième position avec 24 % des voix au premier tour. Quatre ans plus tard, il entre au conseil municipal de Grenoble sur la liste de Laurence Ruffin, au profit d’une "alliance technique" conclue entre la maire et LFI. Cette alliance n'empêche pas les relations entre les deux élus de rapidement se tendre.


Tantôt présenté comme militant d'extrême gauche ou d'extrême droite, de masculiniste, d'homophobe ou de celui qui ne se laisse pas faire, Allan Brunon sait faire parler de lui.


L'étiquette, il la rejette également lorsqu'est évoqué un épisode survenu en mars 2026. Allan Brunon avait alors qualifié un citoyen de "sale tapette". Selon lui, l'homme venait de s'en prendre physiquement à une militante LFI. "Si des gens ont l'habitude de baisser la tête et de se laisser faire, ce n'est pas mon cas. Ma règle, c'est qu'avec moi, personne ne s'en prend à des amis ou à des insoumis", justifie-t-il.


Il reconnaît toutefois une erreur sur la forme : "La seule chose que je regrette, c'est l'utilisation de cette insulte, qui peut être blessante pour les personnes homosexuelles. Je ne l'utiliserai plus."


Mais l'insoumis a à nouveau fait parler de lui, cette fois à l'échelle nationale, lors du concert de Barbara Butch au Cabaret frappé : contre la venue de la DJ française, car celle-ci, d'origine israélienne, s'était prononcée en faveur de la loi Yadan, il avait appelé au boycott du concert.


La scène a été filmée par des spectateurs, le 18 juillet dernier : après 20 minutes sur scène, la DJ Barbara Butch est soudain interrompue. Une centaine de défenseurs de la cause palestinienne surgissent dans la fosse arborant des drapeaux palestiniens. Objets et insultes fusent. Parmi les manifestants, Allan Brunon.


"Si violences il y a eu, on les condamne." Après l'interruption du concert de Barbara Butch, il reconnaît son implication. Mais l'élu refuse de réduire l'affaire à cet épisode. Selon lui, plusieurs tentatives avaient précédé l'action : discussion en conseils municipaux, puis campagne de boycott, sans succès.


"On a essayé la voie de la discussion pendant deux conseils municipaux, cela n'a pas marché. On a fait une campagne de boycott, mais la municipalité a décidé de maintenir le concert", explique-t-il.


Pour lui, la "fusion technique" avec Laurence Ruffin était purement stratégique. "Il était préférable d'avoir Laurence Ruffin plutôt qu'Alain Carignon." Désormais conseiller municipal, Allan Brunon dit préparer le terrain pour Jean-Luc Mélenchon en 2027… mais aussi son concours d'avocat, car "on ne fait pas de la politique toute sa vie."


Pour l'heure, il se concentre uniquement sur la présidentielle. L'objectif : "Construire la France insoumise localement, l'amplifier, déployer des groupes d'action dans chaque quartier de Grenoble pour que d'ici le début de la présidentielle, chaque quartier soit maillé par un groupe d'action, avec des insoumis qui, dans chaque immeuble, soient correspondants d'immeubles et distribuent des tracts. On a apporté la démonstration concrète qu'on était en capacité de faire 15 % en ayant une liste depuis je ne sais combien de temps dans cette ville, ce n'est pas rien. La prochaine fois, on prendra la Ville. Mme Ruffin le sait : elle fait simplement chauffer nos sièges. Et en 2033, on s'assoira dessus."


Et si Jean-Luc Mélenchon est élu président ? "Après, on verra. Ma personne ne m'intéresse pas, le combat que je porte va au-delà de moi. Si on considère que je suis le plus outillé pour prendre une fonction, j'irai. Le but, c'est de faire en sorte que le projet qu'on porte soit hissé le plus haut possible." Agathe Legrand

jeudi 15 octobre 2026

LA FRANCE INSOUMISE : ANDRÉE

Faites connaissance avec les membres de la France Insoumise, par ordre alphabétique de leur prénom


Andrée Taurinya, 63 ans, est une femme politique française. Membre de La France insoumise, elle est élue députée dans la deuxième circonscription de la Loire en 2022, et réélue en 2024.


Née à Toulouse, elle est la petite-nièce de la vice-présidente de l'Assemblée nationale Mathilde Gabriel-Péri (née Taurinya), mariée au député Gabriel Péri exécuté par les Allemands au fort du Mont Valérien. Cette dernière avait également comme sœur Pauline, femme d’André Marty.


Elle hérite de l’engagement communiste de ses parents et de ses grands-parents paternels réfugiés espagnols .


Elle est titulaire d'une maîtrise de russe et du CAPES de lettres modernes. Elle devient professeure de lettres et enseigne en établissements d'enseignement prioritaire durant toute sa carrière. Elle enseigne en région parisienne avant d'emménager à Saint-Étienne en 1997. Jusqu'à son élection en 2022, elle est professeure au collège Jean-Dasté situé en zone d’éducation prioritaire .


En 1978, à l'âge de 15 ans, elle intègre les Jeunes communistes, puis l'UNEF dite UNEF-SE lorsqu'elle est étudiante. Elle intègre ensuite le Parti communiste français.


Déjà membre du Parti de gauche , elle intègre La France insoumise à sa création, en 2016. Elle est tour à tour candidate aux élections législatives de 2017 dans la deuxième circonscription de la Loire, où elle échoue face au candidat de la majorité sortante Jean-Michel Mis avec 42 % des voix au second tour, tête de liste aux élections municipales de 2020 à Saint-Étienne, puis candidate aux élections départementales de 2021 dans le canton de Saint-Étienne-6, où elle échoue au second tour.


En 2022, de nouveau candidate aux élections législatives dans la deuxième circonscription sous l'union de la NUPES , elle remporte le second tour avec 50,6 % des suffrages exprimés contre le candidat sortant LREM Jean-Michel Mis. Elle est la quatrième femme députée de la Loire et, sous la Cinquième République, la première à représenter des Stéphanois à l'Assemblée nationale.


Membre et secrétaire du 2 octobre 2023 au 9 juin 2024 de la commission des Lois, elle est co-cheffe de file de son groupe La France Insoumise - NUPES dans le cadre de l’examen du projet de loi immigration, elle est membre de la commission mixte paritaire (CMP) du projet de loi relative à l'asile et à l'immigration de 2023 à la suite du vote de la motion de rejet.


Elle est réélue lors des élections législatives de 2024, devant les candidats RN Hervé Breuil et UDI Éric Le Jaouen, qui avait choisi de se maintenir alors qu'il était arrivé en troisième position lors du premier tour, en opposition au barrage républicain.


Le 9 octobre 2024, elle est élue juge suppléante à la Cour de justice de la République. Wikipédia

lundi 12 octobre 2026

LA FRANCE INSOUMISE : AURÉLIE

Faites connaissance avec les membres de la France Insoumise, par ordre alphabétique de leur prénom


Aurélie Trouvé, 47 ans, est une femme politique et une militante altermondialiste française.


Ingénieure agronome de formation et docteure en sciences économiques, elle est maîtresse de conférences à AgroParisTech.


Coprésidente de l'Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne (Attac) de 2006 à 2012, puis porte-parole de cette association de 2016 à 2021, elle est depuis décembre 2021 la présidente du « parlement de l’Union populaire » de La France insoumise (LFI) dans le cadre de la campagne de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2022.


Élue députée LFI de la neuvième circonscription de la Seine-Saint-Denis le 19 juin 2022, elle est réélue dans la même circonscription à la suite de la dissolution de 2024. De 2024 à 2025, elle est présidente de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.


Née à Chauny, en Picardie, Aurélie Trouvé grandit à Poulx (Gard) dans une famille politisée à gauche, très liée aux milieux associatifs. Elle a fait partie du CACG à Nîmes.


Venue à l'altermondialisme par un professeur d'économie, Jacques Berthelot, elle rejoint en 2002 Attac Campus. Elle sort diplômée ingénieure agronome de l'École nationale supérieure agronomique de Toulouse (ENSAT) en 2002, avant d'obtenir le diplôme d'ingénieur d'agronomie de l’Établissement national d'enseignement supérieur agronomique de Dijon (ENESAD) en 2003.


Elle soutient en 2007 une thèse de doctorat en Sciences économiques à l'université de

Bourgogne sur les politiques agricoles européennes. Elle devient maîtresse de conférences à l'école Agrosup Dijon de 2007 à 2013, elle multiplie les allers-retours entre la Bourgogne, Montreuil où elle s'est installée avec sa fille et son compagnon, et Paris pour ses activités de recherche. Depuis 2014, elle est maîtresse de conférences en économie à AgroParisTech (UMR Prodig).


Elle s'implique au niveau local dans le groupe Attac du département de la Côte-d'Or, dont elle devient vice-présidente en 2005, et dans le groupe Attac Campus Dijon à partir de 2002. Elle devient également membre du Forum social local 21, et de la commission Europe d'Attac France. Fin 2006, elle déménage à Grenoble.


Elle est élue pour la première fois au conseil d'administration d'Attac France en juin 2006. Après l'annulation du premier scrutin, elle est réélue en décembre 2006, en tête de tous les candidats. Le CA la désigne coprésidente, avec Jean-Marie Harribey. Puis elle est de nouveau réélue en décembre 2009 et désignée par le CA coprésidente avec Thomas Coutrot.


Le 6 juin 2011, elle annonce sa candidature (qui ne sera pas recevable, faute d'être présentée par un État) pour la direction générale du Fonds monétaire international à la suite de la démission de Dominique Strauss-Kahn.


Son ouvrage publié chez Fayard en 2015, « Le business est dans le pré. Les dérives de l'agro-industrie », trouve un écho dans des publications très différentes, académiques comme la revue Projet, médiatiques comme Alternatives économiques et France Culture ou militantes comme le site de la Confédération paysanne.


En 2016, elle est désignée porte-parole d'Attac. En 2020, pendant la période de confinement, elle présente un plan économique de sortie de crise de la pandémie de Covid-19 préparé par Attac et un collectif d'associations anti-libérales. En 2021, elle quitte Attac pour animer une réflexion sur la recomposition d'une force politique de gauche radicale en France.


En décembre de la même année, dans le cadre de la campagne de l'élection présidentielle de 2022, elle rejoint la campagne de La France insoumise (LFI), soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon et devient présidente du parlement de l’Union populaire. Dans le cadre des élections législatives de 2022, elle est candidate dans la neuvième circonscription de la Seine-Saint-Denis pour succéder à Sabine Rubin, députée sortante de la France insoumise qui ne se représente pas. Elle est élue le 19 juin 2022 avec 69,24 % des suffrages exprimés. Après la dissolution de l'Assemblée en juin 2024, elle est réélue député de la neuvième circonscription.


En octobre 2024, elle est élue à la présidence de la commission des Affaires économiques de l'assemblée nationale à la surprise générale. À la suite d'un désaccord de la coalition de droite sur le parti du candidat à élire, les députés du groupe LR s’abstiennent, et par ce fait, Aurélie Trouvé est élue avec 27 voix contre 25. Elle n'est pas reconduite après près d'un an à cette présidence, en octobre 2025, et elle est remplacée par Stéphane Travert. Wikipédia


Blog Aurélie Trouvé

PRÉSENTATION

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Anxiété, manque de confiance en soi, ennui ou apathie et cependant l’impulsivité caractérisent F.G ., F.L.O ., ou son nom en entier, appelez...