Faites connaissance avec les membres de la France Insoumise, par ordre alphabétique de leur prénom
Antoine Léaument, 37 ans, est un homme politique et vidéaste web français. Proche et responsable de la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise, il est élu député dans la 10e circonscription de l'Essonne en 2022 et en 2024.
Après avoir été un soutien du MoDem sans y être encarté et de François Bayrou de 2007 à 2010, Antoine Léaument rejoint le Parti de gauche en janvier 2011 après avoir participé à Poitiers aux manifestations contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy et après avoir lu l'essai de Jean-Luc Mélenchon « Qu'ils s'en aillent tous ! » (2010). Étudiant à l'université Paris 1, il fonde le « cercle Front de Gauche de la Sorbonne » lors de l'année universitaire 2011-2012.
À l'été 2012, il effectue un stage avec Martine Billard, alors députée de la 1e circonscription de Paris.
En 2013, après un autre stage au conseil régional d'Île-de-France dans le groupe « Front de gauche, Parti de gauche et Alternatifs », il en effectue un autre au cabinet de Jean-Luc Mélenchon avant de devenir, en septembre 2013, l'un de ses attachés parlementaires au Parlement européen ainsi que le responsable de sa communication numérique . Il est chargé de la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon à partir de 2013 et lance en octobre 2016 l'émission hebdomadaire « La Revue de la semaine » sur la chaîne YouTube du candidat. Selon « Les Inrockuptibles », la chaîne passe de 20 000 à 200 000 abonnés entre août 2016 et février 2017. Il gère également, à partir de 2013, les comptes Facebook et Twitter de Jean-Luc Mélenchon.
Après l'élection présidentielle de 2022 où il participe activement à la campagne de Jean-Luc Mélenchon, il est élu député lors des législatives françaises de 2022 dans la 10e circonscription de l'Essonne. Il remporte 37,27 % des voix au premier tour et 55,21 % au second.
Il siège au sein du groupe parlementaire de la France insoumise. Il est membre de la commission des Lois.
Présent dans les manifestations contre la réforme des retraites en 2023, il est matraqué à plusieurs reprises par les CRS au cours de l'une d'elles. La préfecture de police de Paris évoque une manœuvre de dispersion intervenue après trois sommations et « près de deux heures après l'appel à dispersion », indiquant qu'un député « a pu être bousculé ou aurait reçu un coup » et rappelant que l'attroupement après sommation de dispersion est un délit.
Lors des élections législatives de 2024, il est réélu député de l'Essonne le 9 juillet avec 65% des suffrages .
Le 2 octobre 2024, il défend en commission des Lois, la motion de destitution du Président de la République au nom de la France insoumise. Cette motion a été déposée en s'appuyant sur l'article 68 de la Constitution française qui permet de destituer le Président « en cas de manquement à ses devoirs ». C'était la première fois qu'une motion de destitution était examinée en commission des lois sous la Ve République.
Le 28 novembre 2024, lors de l'examen de la proposition de loi sur d'abrogation de la réforme des retraites , Antoine Léaument « dit avoir été menacé » par le député Modem Nicolas Turquois. Marc Fesneau, président du groupe MoDem, s'était interposé « entre les deux hommes ». Des vidéos montrent Nicolas Turquois « escorté en dehors de l'hémicycle par les huissiers », comme il l'avait déjà été le 19 juillet 2020.
En février 2025, les députés Antoine Léaument et Ludovic Mendes publient un rapport d'information parlementaire « sur la lutte contre le trafic de stupéfiants » opposé à l’« approche répressive portée par Bruno Retailleau » alors ministre de l’intérieur. Le rapport propose la lutte contre le haut du spectre criminel avec des mesures contre la corruption et contre le blanchiment. Les deux députés rapporteurs proposent que cette politique de santé publique passe par la légalisation du cannabis pour permettre un accompagnement des consommateurs. Wikipédia





