Installé au Prieuré du Bernardeau, sa peinture se décante. Aplat et couleur entreprennent un nouveau dialogue. La modulation de la géométrie et des couleurs renforce un sentiment d’intimité et cela malgré les grands formats que l’artiste pratique de plus en plus. La représentation de l’espace le préoccupe, et avec la lumière, devient sa priorité. La construction de sa peinture relève désormais d’une réalité imaginative. Le tableau n’existe qu’à partir des rapports déterminés entre les différents éléments. Des figures coulissantes, fluides, d’une mobilité à peine fixée soumise à des modifications en perpétuelle métamorphose, offrent une composition d’un miraculeux équilibre. Ou encore, des barres fragmentent énigmatiquement la toile provoquant des répartitions irrégulières pour des divisions bordées à leur tour par d’autres motifs pris dans des imbrications composites. Godard explore « un monde qui lui échappe mais qu’il cerne ». Lydia Harambourg.
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